Les agents de sécurité seront-ils remplacés par l’IA ?

L’IA remplacera-t-elle les agents de sécurité ? Vidéosurveillance et contrôle d’accès s’automatisent ; juger si une alerte signale un vrai danger, non.

Réponse courte

Même si l’IA améliore la surveillance de premier niveau et le traitement des registres, les agents de sécurité restent au centre en tant que personnes qui assurent la sécurité sur place. Les alertes peuvent être détectées automatiquement, mais décider si elles traduisent un danger réel, diriger les personnes et faire le premier pas d’une évacuation ou d’une restriction d’accès restent des responsabilités humaines.

À propos de ce métier

Les agents de sécurité font bien plus que repérer des anomalies. Ils décident de ce qui est réellement dangereux, de ce qui peut être traité comme un incident courant et du moment où il faut déplacer ou alerter d’autres personnes. Leur travail assure la sécurité au quotidien grâce à leur connaissance des flux du site, des déplacements des visiteurs et de la première intervention en cas d’urgence.

L’IA progresse rapidement dans la détection d’anomalies sur les caméras et le rapprochement des journaux d’accès, mais guider les personnes sur place, distinguer les fausses alertes des vrais dangers et faire le premier geste tout en gardant les autres calmes ne sont pas faciles à remplacer.

Secteur Juridique

Ce que disent les données publiques

Exposition à l’IA générative
39 / 100
Rang 162 sur 188 métiers
Classification du gouvernement américain
Exposition modérée
U.S. Bureau of Labor Statistics, catégorie d’exposition relative à l’IA (2026).

Calculé par ai-job-risk.net à partir de quatre jeux de données publics, sur une échelle de 0 à 100 relative aux 188 métiers que nous couvrons. Plus le chiffre est élevé, plus les tâches du métier sont des tâches que l’IA générative peut accomplir ou pour lesquelles elle est déjà utilisée. Ce n’est pas une probabilité de perdre son emploi.

Ce que l’IA pourrait faire des tâches 40

Analyse des tâches par des chercheurs (Eloundou et al. ; OIT). Exprimée en centile parmi tous les métiers qu’ils évaluent.

Ce à quoi l’IA sert déjà 38

Usage observé de Microsoft Copilot et d’Anthropic Claude pour les tâches de ce métier. Exprimé en centile parmi tous les métiers qu’ils évaluent.

Marché du travail américain (projections du BLS 2025–35)

Évolution prévue de l’emploi, 2025–35
+0,9%
Personnes en emploi aux États-Unis, 2025
1 294 300
Postes à pourvoir par an (moyenne)
156 000
Salaire annuel médian, 2025
US$38 020
Formation habituelle pour y accéder
Diplôme de fin d’études secondaires ou équivalent

Pourquoi le BLS prévoit ce changement

Évolution de la productivité : la part de cette profession dans l'emploi des secteurs qui l'emploient devrait diminuer, car les progrès de la télédétection, notamment les drones et les robots autonomes, permettent aux agents de sécurité de patrouiller des zones plus étendues.

Texte original du BLS (anglais). Traduction par ai-job-risk.net.

Productivity change - share decreases as improvements in remote sensing, including drones and autonomous robots, allow security guards to patrol larger areas.

Chiffres américains pour la catégorie professionnelle du BLS « Security guards ». Les projections du BLS supposent que la technologie continue d’évoluer à son rythme historique ; elles ne constituent pas une prévision de l’effet de l’IA à elle seule.

Les agents de sécurité seront-ils remplacés par l’IA ?

Le travail d’un agent de sécurité ne consiste pas simplement à monter la garde. Il consiste à stabiliser un lieu, avant comme après un incident. En période calme, les agents entretiennent un sentiment de sécurité. Lorsqu’un événement anormal survient, ils doivent évaluer rapidement la situation et orienter les personnes et les installations dans la direction la plus sûre possible.

L’IA est performante pour la surveillance vidéo de premier niveau, la remontée d’alertes potentielles et le recoupement des journaux d’entrées et de sorties. C’est pourquoi la valeur qui reste aux agents de sécurité se concentre de plus en plus sur la décision de ce qu’il faut traiter en priorité après une alerte et sur la manière de faire bouger les personnes de façon compréhensible et facile à suivre.

Une fois le travail de sécurité décomposé, la différence apparaît clairement entre les parties qui peuvent être automatisées et le jugement qui doit rester entre les mains des personnes sur le terrain. Les sections ci-dessous examinent aussi les compétences qui garderont leur valeur et les métiers qui peuvent s’appuyer sur cette expérience.

Tâches les plus susceptibles d’être remplacées

Même dans la sécurité, la surveillance de premier niveau et la tenue des journaux sont de plus en plus remplaçables par l’IA et les systèmes. Le travail consistant à repérer largement les situations inhabituelles se prête particulièrement bien à l’automatisation.

Surveillance de premier niveau des caméras

L’IA sait bien signaler les mouvements suspects, les intrusions dans des zones à accès restreint et les stationnements prolongés au même endroit. Parce qu’elle peut alléger la charge consistant à surveiller en continu plusieurs écrans, la première couche de surveillance est particulièrement facile à automatiser.

Contrôle des registres d’entrées et de sorties

Le rapprochement des badges d’accès, des horodatages, de la reconnaissance faciale et des informations de réservation se prête très bien à l’automatisation. Dans les situations courantes, les agents peuvent ainsi consacrer moins de temps aux vérifications de base et davantage au traitement des exceptions.

Rédaction de rapports de ronde standardisés

L’IA peut facilement rédiger des comptes rendus de ronde standardisés et des signalements d’observations mineures. Réduire ce travail de rapport répétitif permet aux agents de se concentrer davantage sur le jugement de terrain et les vérifications directes.

Établir des listes d’alertes potentielles

Compiler les anomalies potentielles issues des capteurs, des caméras et des journaux d’accès est une tâche que les machines gèrent bien. Plus la détection initiale doit être large, plus l’automatisation tend à être utile.

Travail qui restera

Mais dans la sécurité, la véritable difficulté commence une fois l’alerte déclenchée. La responsabilité de décider s’il s’agit d’une fausse alerte ou d’une menace réelle, et de faire bouger les personnes en conséquence, reste humaine.

Distinguer les fausses alertes des dangers réels

Même lorsqu’une alerte apparaît, elle peut traduire une erreur de capteur, le comportement normal d’un visiteur ou une infraction mineure au règlement sans réel danger. Décider si une intervention est vraiment nécessaire, au regard de la situation sur place et du contexte du site, reste un jugement humain.

Communication et orientation sur place

Lorsque des visiteurs sont désorientés, ils ont besoin de consignes courtes, claires et rassurantes. Le guidage lors d’une évacuation et les restrictions d’accès à certaines zones exigent d’adapter la façon de donner les instructions selon la réaction des personnes que l’on a en face de soi, ce qui est difficile à automatiser entièrement.

Première intervention en cas de dysfonctionnement des équipements

Alarmes incendie, coupures de courant, personnes enfermées et intrusions font souvent intervenir plusieurs facteurs à la fois. Décider sur le moment de ce qu’il faut traiter en priorité dépasse les procédures écrites et reste un domaine où l’expérience compte.

Instaurer un sentiment de sécurité au quotidien

La valeur d’un agent de sécurité ne se limite pas aux situations d’urgence. Elle tient aussi au maintien d’une atmosphère dans laquelle les gens se sentent en sécurité au quotidien. Repérer tôt les signes préoccupants sans rendre le lieu oppressant est un rôle humain.

Compétences à développer

Les agents de sécurité doivent améliorer non pas la surveillance en elle-même, mais la qualité du jugement en première intervention et de la gestion des personnes. À mesure que les systèmes repèrent de plus en plus les anomalies potentielles, ce qui compte le plus, c’est la sécurité avec laquelle la situation est ensuite résolue.

Rendre compte d’une situation de façon brève et précise

En situation d’urgence, les agents doivent communiquer en très peu de temps ce qui se passe, où et avec quelle gravité. Les personnes capables de rendre compte clairement sans semer la confusion accélèrent à la fois les décisions de la hiérarchie et les demandes de renfort.

Interagir avec les personnes de façon calme et efficace

Il est crucial de répondre avec assurance aux visiteurs inquiets, aux personnes en colère et à celles qui ne comprennent pas ce qui se passe. Même si l’IA prend en charge la surveillance, apaiser les personnes sur le terrain reste une force humaine.

Connaissance des circulations et des équipements du site

Savoir quelles portes créent des goulots d’étranglement, quels itinéraires conviennent le mieux à l’évacuation et comment une panne d’équipement peut se propager améliore le jugement en première intervention. Une connaissance approfondie du site reste un avantage majeur à mesure que l’usage de l’IA se répand.

Savoir hiérarchiser les alertes

Dans les environnements où plusieurs notifications arrivent en même temps, les agents doivent décider de ce qu’il faut traiter en premier. Les personnes capables de raisonner en termes de sécurité des personnes, de dommages matériels et de risque d’aggravation, plutôt qu’en simple volume d’alertes, sont plus difficiles à remplacer.

Parcours professionnels possibles

L’expérience d’agent de sécurité développe des atouts dans le jugement en première intervention, la gestion des relations humaines et la compréhension des opérations de terrain. Elle peut naturellement s’étendre à des rôles plus larges dans la sécurité et les opérations.

Coordinateur logistique

L’expérience du maintien de la sécurité des personnes et des installations sans interrompre le fonctionnement d’un site peut bien se transposer à la coordination des expéditions et des réceptions. Ce parcours convient à celles et ceux qui veulent appliquer leur jugement sur les flux et les priorités aux opérations logistiques.

Indice d’exposition 79/100 · Emploi É.-U. 2025–35 +17,6%

Responsable des opérations

L’expérience de la stabilisation d’un site face à de multiples anomalies et sollicitations sert aussi un pilotage opérationnel plus large. Ce parcours convient à celles et ceux qui veulent passer de la protection de la sécurité en un point donné à la supervision d’opérations de terrain plus étendues.

Indice d’exposition 63/100 · Emploi É.-U. 2025–35 +5,0%

Responsable conformité

L’expérience du repérage, sur le terrain, des comportements inhabituels et des manquements aux règles peut aussi servir le contrôle interne et la prévention des fraudes. Ce parcours convient à celles et ceux qui veulent étendre leurs réflexes pratiques de sécurité au respect des règles au sein de l’organisation.

Policier

Les personnes qui souhaitent faire évoluer leur expérience de la première intervention et de la détection des risques vers une forme plus publique de travail de sécurité peuvent y trouver une voie proche. Ce parcours convient à celles et ceux qui veulent apporter leur jugement de terrain à un travail aux responsabilités plus larges en matière de sécurité.

Indice d’exposition 47/100 · Emploi É.-U. 2025–35 +3,5%

Pompier

L’expérience du sang-froid en situation d’urgence et de l’orientation des personnes vers la sécurité peut servir le travail de secours et d’intervention en cas de catastrophe. Ce parcours convient à celles et ceux qui veulent étendre leurs réflexes de première intervention à des opérations d’urgence plus spécialisées.

Indice d’exposition 25/100 · Emploi É.-U. 2025–35 +3,7%

Résumé

Même si l’IA améliore la surveillance de premier niveau et le traitement des registres, les agents de sécurité restent au centre en tant que personnes qui assurent la sécurité sur place. Les alertes peuvent être détectées automatiquement, mais décider si elles traduisent un danger réel, diriger les personnes et faire le premier pas d’une évacuation ou d’une restriction d’accès restent des responsabilités humaines. Les meilleurs agents seront ceux qui savent apaiser un site et l’orienter vers la sécurité une fois que le système a donné l’alerte.

Métiers comparables du même secteur

Ces métiers appartiennent au même secteur que Agent de sécurité. Ils ne recouvrent pas exactement le même travail, mais ils permettent de comparer plus facilement l’exposition à l’IA et la proximité de parcours.

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Questions fréquentes

Q.Les agents de sécurité seront-ils remplacés par l’IA ?

Agent de sécurité obtient 39 sur 100 sur notre indice d’exposition à l’IA générative (rang 162 sur 188). Cela mesure quelle part du travail l’IA peut accomplir ou sert à accomplir, et non si le métier va disparaître. Le BLS prévoit une évolution de +0,9% de l’emploi de Agent de sécurité aux États-Unis entre 2025 et 2035.

Q.Agent de sécurité : quelles tâches l’IA est-elle la plus susceptible de reprendre ?

Même dans la sécurité, la surveillance de premier niveau et la tenue des journaux sont de plus en plus remplaçables par l’IA et les systèmes. Le travail consistant à repérer largement les situations inhabituelles se prête particulièrement bien à l’automatisation. Par exemple : Surveillance de premier niveau des caméras; Contrôle des registres d’entrées et de sorties; Rédaction de rapports de ronde standardisés; Établir des listes d’alertes potentielles.

Q.Agent de sécurité : quelles parties du travail restent humaines ?

Mais dans la sécurité, la véritable difficulté commence une fois l’alerte déclenchée. La responsabilité de décider s’il s’agit d’une fausse alerte ou d’une menace réelle, et de faire bouger les personnes en conséquence, reste humaine. Par exemple : Distinguer les fausses alertes des dangers réels; Communication et orientation sur place; Première intervention en cas de dysfonctionnement des équipements; Instaurer un sentiment de sécurité au quotidien.

Q.Agent de sécurité : quelles compétences vaut-il la peine de développer dès maintenant ?

Les agents de sécurité doivent améliorer non pas la surveillance en elle-même, mais la qualité du jugement en première intervention et de la gestion des personnes. À mesure que les systèmes repèrent de plus en plus les anomalies potentielles, ce qui compte le plus, c’est la sécurité avec laquelle la situation est ensuite résolue. Par exemple : Rendre compte d’une situation de façon brève et précise; Interagir avec les personnes de façon calme et efficace; Connaissance des circulations et des équipements du site; Savoir hiérarchiser les alertes.